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Albanie Part 4 : le pays

Avant d’arriver en Albanie, nous pensions avoir à affronter de terribles montagnes dans un froid glacial. Nous pensions aussi admirer des aigles et plein d’autres animaux dans cette contrée méconnue et sauvage…
Encore de grandes illusions largement démenties !
Et oui, nous avons été surpris par les animaux d’Albanie, mais il s’agissait plutôt de vaches traversant furtivement les routes ou de dindons postés sur le bas-côté, attendant d’être achetés (ou échangés contre de jolies blondes ?).

Dans les champs, les gens travaillent à la main et à traction animale

Quant aux paysages, nous avons traversé de grandes plaines surpeuplées. En réalité, ce qui donne l’impression de surpopulation est la présence de grandes maisons partout (même si souvent, elles semblent ne pas être habitées). Il n’y a pas vraiment de village mais des maisons en continu dans les campagnes, visiblement, ils n’ont ni architecte, ni urbaniste, ni structure ancienne de village.
En plus, tout le monde est tout le temps dehors, et du coup, on a une impression de bouillonnement perpétuel. C’est assez difficile à décrire, je pense que toutes les personnes qui se sont déjà rendues dans des pays d’Asie connaissent cette impression, mais nous, comme nous sommes encore que des débutants voyageurs, on trouve ça incroyable !

Nous nous sommes aussi retrouvés sur la plage avec des gens en maillot de bain au soleil. Alors la plage est sale, et pas du tout mise en valeur, mais quoi qu’il en soit, nous sommes loin des monts de notre imagination !



Nous avons quand même vu des montagnes ! Elles encerclent les plaines et les routes les contournent toujours. Sauf pour aller vers la Grèce. Comme la frontière se trouve en haut des montagnes, nous sommes bien obligés de s’y engager.  L’ambiance y est en effet plus calme et plus sauvage et les températures descendent en dessous de zéro.

  

Il y a souvent ce genre de terrasses comme ça, on ne sait pas trop ce que c’est…

 

Pour avoir une idée de l’échelle, trouvez Charlie !

C’est Eglantine qui fait des grands signes tout là bas !!


Bientôt la frontière grecque

Ce que connaissent aussi les gens qui ont déjà voyagé dans des pays dit « en développement », ce sont les ordures qui brûlent sur le bord de la route. Et oui, nous, en France, nous avons la chance de n’avoir qu’à déposer nos poubelles dans un conteneur pour que les gentils éboueurs les embarquent et ensuite, on ne sait pas ce qu’il se passe, mais c’est traité. Ici, les gens jettent leurs ordures au bord de la route, et quelqu’un se charge d’y mettre le feu quand vraiment il y en a trop. L’odeur est insupportable, mais nous devons quand même prendre de grandes bouffées d’air dans les montées, alors qu’un tas de détritus brûle à côté…
 
 

Dans les rivières, ça marche aussi, l’eau emporte tout. Sauf quand elles sont à sec.

Tiens, un conteneur ! Nous sommes dans une ville, le cochon se charge du nettoyage !

Ce qui fait également partie du paysage sont les usines désaffectées. Visiblement l’héritage du communisme, ces énormes cités industrielles sont totalement abandonnées.

C’est pourtant une belle construction en brique pour partie !
Il y a même des arbres qui poussent dessus !

 

Il y a aussi les bunkers désaffectés (heureusement). Souvent, ce sont des bunker pour un soldat tout seul, et il y en a partout !

ça c’est une maman bunker, et elle a plein de petits dans la montagne !

Bref, l’Albanie a été un choc pour nous. Nous ne pensions pas trouver un pays dans un tel état de de(con)struction au milieu de l’Europe. Ce qui est étrange, c’est que ce pays semble bénéficier de toutes les ressources géophysiques nécessaires à la construction d’une nation prospère et libre, mais ça ne fonctionne pas. Enfin, c’est l’impression qu’on a, nous, débarquant de notre France bien propre, mais finalement, au contact des albanais, ils ont l’air d’avoir une vie tranquille avec leur petit lopin de terre, leur vache à traire tous les soirs et leurs quelques poules.
 

Les richesses du sol !

Nous cherchions un modèle différent de la France, en voilà un, qui alimente largement nos réflexions, même s’il y a trop de contradictions et trop de choses qui dépendent d’un passé que l’on ne connaît et que l’on ne comprend pas bien.